Monte-Charles

4 au 7 mai
Co-présentation Tangente/Espace Wilder et BIGICO
Durée : 25 minutes

(soirée Couper-coller)

Monte-Charles – Philippe Meunier et Ian Yaworski
Nolo : curating the body – The uncollective (Royaume-Uni)
Identity Binding – Victoria McKenzie

 

Monte-Charles est un spectacle de gigue contemporaine in situ dans les corridors de l’édifice Wilder – Espace Danse, où le public est invité à voyager entre les différents tableaux d’un récit alimenté par la diversité dansée, giguée, percutée. Les phobies sociales sont au cœur de la recherche. Parfois comique, parfois cynique. Toujours épique. Monter, descendre, éviter de se trouver entre deux étages. Faire des choix, des bons comme des mauvais, puis changer d’idée. Revenir en arrière. Recommencer. S’arrêter. L’engrenage est rouillé. Il faudra bien trouver une façon de le faire fonctionner.

 

Chorégraphes : Philippe Meunier et Ian Yaworski

Interprètes : Sébastien Chalumeau, Jonathan C. Rousseau, Philippe Meunier, Antoine Turmine, Ian Yaworski

Répétitrice : Jessica Serli

Dramaturge : André-Marie Coudou

Conception d’éclairages : Anne-Sara Gendron

Compositeur :Antoine Berthiaume

Conception des costumes : Camille Thibault-Bédard

 

 

Processus de création

 

Tous deux chorégraphes précurseurs au sein du mouvement de la gigue contemporaine et ayant un parcours artistique similaire, il a toujours été primordial pour nous d’approfondir notre fascination pour la gigue comme moteur d’expression dramatique. Avec Monte-Charles, notre volonté de travailler conjointement est vouée à explorer comment rendre la danse contemporaine plus rythmique et la gigue plus poétique. Nous croyons qu’il existe une zone d’ombre entre ces deux sphères de la danse, un fossé où tout est possible. En fusionnant les procédés rythmiques de la gigue aux méthodes de création en danse contemporaine, nous croyons arriver à créer un alliage complexe et complet d’un nouveau genre dansé. Découvrir une gestualité qui se nourrit de la résonnance constante du corps. Tester comment un « frappé » au sol se propage dans le corps pour ensuite se faire entrainer dans une suite fluide de mouvements, ou alors, comment un mouvement se traduit sonorement quand il arrive au pied du danseur. La gigue et la percussion corporelle dévoilent toute leur importance grâce à cette fluidité qui parcourt le corps.

Crédit photo: Thibaut Larquey et Andréane Lussier